Notre histoire pourra vous sembler bien banale, mais c’est la nôtre, et je pense que quiconque possède ou a eu possédé un animal a une histoire à raconter. 
D’aucuns me disent que si je suis « folle amoureuse » des chiens et des loups, c’est qu’il m’est arrivé une histoire extraordinaire. 
A l’époque de ma naissance, mes parents vivaient en Algérie. Les futures mamans accouchaient dans leur maison, aidées simplement par une sage-femme. Ma mère me mit au monde un 7 juillet. Quelques jours après ma naissance, il s’avéra qu’elle avait trop de lait et je ne suffisais pas, en tétant, à désengorger ses seins. Dans ces années là, il n’existait pas les technologies que nous connaissons aujourd’hui. On se contentait de bander la poitrine pour stopper les montées de lait. Malgré cela, son état ne s’améliora pas et elle en souffrait. La sage-femme qui s’occupait d’elle arriva un matin avec une drôle de proposition. Elle lui dit que si elle n’y voyait pas d’inconvénient, elle pourrait allaiter un des petits chiots qu’une chienne venait de mettre bas ; celle-ci ne pouvant subvenir aux besoins de sa nichée. Ma mère trouva l’idée fabuleuse et accepta. Le lendemain, la sage-femme lui amena un minuscule petit Berger Allemand à qui on banda les pattes pour éviter les griffures. Il se mit à téter ma mère comme un goulu et devint 
Mon Frère de Lait. 
Aujourd’hui encore, ma mère, très fière, m’assure qu’il était très doux et qu’il tétait mieux que moi. C’est peut-être effectivement dans ces premiers contacts que réside la source de ma passion des chiens et la raison pour laquelle je me sens si proche d’eux. 
Ensuite, nous rentrâmes en France et il me fallut attendre de longues années (la vie nenous permettant pas toujours de faire ce que nous voulons) pour avoir un chien bien à moi. 
Tout débuta lorsque mon futur mari, pour le Noël de mes 21 ans, m’offrit un adorable chiot Berger Allemand. Elle s’appelait : 
Melle de la Petite Flore 
Je rêvais de tout temps posséder un chien et mon rêve se réalisait. Elle était plus qu’adorable et tout au long de sa vie, elle ne m’apporta que joie et bonheur. Je n’avais pas encore d’enfant et je la considérai vraiment comme mon bébé. Elle me le rendait au centuple. J’avais une confiance aveugle en elle, si bien que lorsque j’eu Shirley, ma première fille, elle devint à son égard, plus protectrice encore qu’elle ne l’était avec moi. Elle nous quitta l’année de ses sept ans, d’un empoisonnement. Je mis un certain temps à m’en remettre et je garde en mon cœur, le souvenir d’une amie qui fit un bout de chemin avec moi et que je n’oublierai jamais. 
Lorsque je me décidai à reprendre un autre chien, je refusai de reprendre un Berger Allemand, de peur d'être sans arrêt à les comparer et de peur de moins aimer cet autre compagnon. Je me rappelai un collègue qui était venu un jour au travail avec sa jeune chienne parce qu'il avait du l'emmener chez le véto. Elle s'était fait piquer par une abeille dans la gorge. Je l'avais trouvée très jolie et très gentille. Ce n'était autre qu'une adorable Léonberg et je vous rassure sur sa santé, tout s'est bien passé. J'en parlai donc à mon mari et nous convînmes de rechercher une portée disponible. Nous fîmes appel à la S.C.C. qui nous signala une saillie non loin de chez nous. C'est comme cela que nous eûmes notre première Léonberg. 
Thalie du Clos de la ferrière. 
Thalie est une très belle histoire. Elle vécut 14 ans et pendant 14 ans, elle nous accompagna dans tous les évènements de notre vie. Partout où on allait, elle venait. Elle était maternelle avec Shirley et lorsque Mélina naquit, cela devint son deuxième bébé. Comme à moi ! Je n'ai jamais rencontré une chienne ayant sa valeur morale (mais je ne les connais pas toutes). Elle était obéissante comme un Berger Allemand, attentive, prévenante, aimante. Jusqu'à sa dernière heure elle nous a protégés. Je me souviens que nous attendions le week-end que Shirley qui était en pension puisse lui faire ses adieux. Nous avions l'intention de la faire euthanasier en rentrant du travail ce lundi soir. La décision était dure à prendre mais elle commençait à réellement souffrir et nous ne voulions pas prolonger ses douleurs. Lorsque nous rentrâmes ce soir là, elle n'était plus. Elle nous avait épargné jusqu'à cette décision. Je tiens à remercier M et Mme SAMSON pour nous avoir permis d'avoir une si extraordinaire chienne. 
Nous restâmes plusieurs mois sans grand chien. Notre vie s’écoulait tranquille entre les enfants, Bandit le caniche et nos chats, Pousse- Mousse le fidèle et Marquise que mes filles m’avaient offerte pour la fête des mères, mais qui passait son temps à l’extérieur ou avec Shirley. 
Les choses auraient peut-être pu rester en l’état encore longtemps, si un matin, en lisant le journal local, je ne tombai sur une annonce de Mme CHORIN, dont sa femelle Junon du Clos Montfort venait d’avoir une portée avec I Love You de la Barangerie et à qui il restait quelques chiots à placer. « Le virus du Léo venait de me repiquer » Au retour de mon mari, je lui en parlai craignant un peu sa réaction. Mais la passion du Léonberg est contagieuse et il était cent pour cent partant, tout comme les enfants quand nous leur annonçâmes la nouvelle. Je contactai Mme CHORIN et le week-end venu, nous nous rendîmes chez elle pour choisir notre chiot. Je flashai sur un petit mâle que je surnommai « Patapouf » tellement son ventre trainait par terre. Mais Mélina avait déjà choisi « Petite Jaune ». Je lui laissai donc la préférence et c’est comme cela que nous eûmes notre merveilleuse 
Nouchkaya de l’Arche de Gaïra 
Surnommée Nouchka ou Ma Nounne. L’arrivée de notre « petiote » couta sa virilité à Bandit. Mais je crois qu’il ne lui en a jamais voulu, car ils devinrent de sensationnels compagnons de jeux et toujours de connivence concernant les bêtises. Il fut très choqué, comme nous tous, lorsque le 2 Août 2005, Nouchka nous quitta suite à un choc opératoire. 
La suite, vous la connaissez. J'ai cherché Amy, puis Brooke. Je les ai trouvées. Et aujourd’hui, elles me comblent d’amour. 
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